La situation d’Emmanuel Macron en ce début d’année 2026 dépasse la simple impopularité conjoncturelle.

Avec 18 % d’opinions favorables et 79 % d’avis défavorables, le président de la République se retrouve confronté à un rejet massif, mais surtout à un phénomène plus rare : l’érosion nette de son soutien parmi les électeurs qui formaient jusqu’ici son socle politique.
Chez les sympathisants de Renaissance, du MoDem et d’Horizons, ils ne sont plus que 52 % à lui accorder une opinion favorable, soit une baisse de 10 points. Ce chiffre agit comme un révélateur. Il ne traduit pas une opposition idéologique frontale, mais une forme de décrochage, de lassitude, voire de désengagement progressif.
Cette défiance interne pèse lourd, car elle fragilise la capacité du chef de l’État à apparaître comme un point d’équilibre. Lorsque même les électeurs les plus acquis doutent, chaque prise de parole devient plus difficile à recevoir. Le message passe moins bien, non par rejet systématique, mais par fatigue politique.
Dans ce contexte, la stabilité relative de l’image du Premier ministre ne suffit plus à amortir la chute présidentielle. L’opinion distingue les rôles, mais sanctionne la figure centrale du pouvoir. Emmanuel Macron semble ainsi payer une accumulation de séquences politiques complexes, perçues comme peu lisibles ou trop éloignées des attentes immédiates.
Ce climat crée un paradoxe : jamais le président n’a autant parlé de stabilité institutionnelle, et rarement l’opinion n’a semblé aussi distante. Ce décalage nourrit une impression d’isolement politique, qui explique en grande partie la violence des chiffres observés aujourd’hui.
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