Il y a ce que l’on vit pendant l’aventure, et ce que l’on comprend après. Jeanne en parle avec beaucoup de lucidité. Son passage à la Star Academy lui a apporté énormément, artistiquement et humainement. Mais il lui a aussi permis de mieux comprendre ses propres limites.

Sur le moment, Jeanne était portée par le cadre, par l’énergie collective, par l’envie de donner le meilleur. Elle avançait sans trop analyser ce qu’elle ressentait. Les émotions positives dominaient, mais certaines sensations plus difficiles restaient en arrière-plan, comme mises en pause.
C’est avec le recul qu’elle a compris à quel point cette intensité pouvait peser. Les moments de fatigue, les tensions intérieures, l’angoisse qui surgissait parfois le soir n’étaient pas des signes de faiblesse, mais des signaux. Des signaux que l’on n’écoute pas toujours quand on est pris dans un rythme aussi exigeant.
Elle raconte que ce décalage est fréquent. On ne se rend pas compte immédiatement de ce que l’on encaisse émotionnellement. On tient, parce qu’il le faut, parce que l’expérience est unique, parce que l’on ne veut pas gâcher ce que l’on vit. Puis, une fois le temps passé, certaines prises de conscience s’imposent.
Jeanne parle aussi de l’importance d’en parler. Pas forcément sur le moment, mais à un moment donné. Mettre des mots sur ce que l’on a ressenti permet de mieux l’accepter et de l’intégrer. Elle souligne combien l’entourage a compté, autant pendant l’aventure qu’après.
Son récit résonne parce qu’il touche à quelque chose de très humain. Cette tendance à se dépasser sans toujours écouter ce que l’on ressent vraiment. Et cette réalisation, parfois tardive, que même les plus belles expériences demandent un ajustement intérieur.
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