La disparition d’un être cher ne se résume jamais à un instant précis. Elle s’étire dans le temps, s’infiltre dans le quotidien, se manifeste parfois sans prévenir. Pour Audrey Crespo-Mara, l’absence de Thierry Ardisson est devenue une présence silencieuse, constante, avec laquelle elle apprend à composer.

Reprendre le travail, retrouver les plateaux, parler de l’actualité alors que la sienne a basculé, tout cela demande une force considérable. Audrey Crespo-Mara a fait ce choix, celui de continuer, sans jamais nier la douleur. Elle n’en parle pas souvent, mais certains gestes trahissent ce qui demeure à l’intérieur.
Partager une image du passé, à une date symbolique, c’est reconnaître que l’absence est toujours là. Que le manque ne disparaît pas avec le temps, il se transforme. Il devient plus discret, parfois, mais il ressurgit lors de moments précis, chargés de sens.
Thierry Ardisson occupait une place particulière dans sa vie. Par sa personnalité, son parcours, son regard sur le monde, il a profondément marqué celle qui partageait son quotidien. Le vide qu’il laisse n’est pas seulement celui d’un mari disparu, mais aussi celui d’un compagnon de route, d’un esprit libre, d’un homme de convictions.
Audrey Crespo-Mara avance aujourd’hui avec cette réalité. Elle n’en fait pas un combat public, mais elle ne l’efface pas non plus. Chaque geste, chaque image partagée avec parcimonie, rappelle que l’amour ne s’éteint pas avec la disparition.
Cette absence, elle l’apprivoise à sa manière. En restant fidèle à elle-même. En continuant à vivre, à travailler, à se souvenir. Et en acceptant que certaines dates, certains souvenirs, resteront toujours plus difficiles que d’autres.
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