Lorsqu’il gagne la Star Academy en 2008, Mosimann vit un tourbillon d’émotions. La joie, la reconnaissance du public, la promesse d’un avenir artistique enfin possible. Mais très vite, une autre réalité s’impose à lui, plus silencieuse, moins spectaculaire : celle de l’après.

Loin des plateaux télé et des votes massifs, il découvre que la victoire n’est qu’un point de départ, et non une arrivée confortable.
L’idée largement répandue d’un gain immédiat et colossal vole rapidement en éclats. L’argent existe, certes, mais il est fractionné, encadré, soumis à des conditions strictes. Chaque projet devient un passage obligé, chaque album un enjeu déterminant. Pour un jeune artiste encore en construction, la pression est immense. Il ne s’agit plus seulement de chanter, mais de prouver, encore et encore, que la confiance accordée mérite d’être prolongée.
Ce moment de bascule marque profondément Mosimann. Il comprend alors que l’argent ne sera jamais une fin en soi. Ce qui compte, c’est ce qu’il permet de faire concrètement. Plutôt que de céder à la tentation de l’ostentation, il fait un choix intime et responsable : aider sa mère, soulager des dettes familiales, offrir un peu de sérénité à ceux qui l’ont soutenu dès le départ.
Cette décision révèle un état d’esprit rare dans l’univers de la célébrité soudaine. Là où beaucoup se perdent, Mosimann s’ancre. Il observe, apprend, ajuste ses attentes. Il accepte que la réussite se construise lentement, parfois à contre-courant des clichés. La Star Academy lui a offert une lumière, mais c’est à lui de décider comment l’utiliser.
Avec le temps, cette lucidité devient sa force. Il se réinvente, explore d’autres univers musicaux, s’éloigne progressivement du simple statut de gagnant de télé-crochet. Son parcours prend une autre ampleur, plus durable, plus cohérente. Et lorsqu’il évoque aujourd’hui cette période, son discours est empreint de gratitude plutôt que de regret.
Pour Mosimann, la vraie richesse n’a jamais été celle que l’on compte. Elle se mesure dans les choix posés au bon moment, dans la capacité à rester fidèle à soi-même, même lorsque les projecteurs s’éteignent.
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