« Protéger les lycéennes et lycéens » : les parents et les syndicats rejoignent la mobilisation

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« Protéger les lycéennes et lycéens » : les parents et les syndicats rejoignent la mobilisation | So Busy Girls
Crédit photo : Luisa Brimble / Pinterest
Ecrit par:Laura Perret
6 octobre 202613:01

Ils ne sont pas élèves, mais ils ont choisi de marcher à leurs côtés. Ce mardi 6 octobre 2026, des parents, enseignants et syndicalistes participent aux manifestations de l’« acte III » de la mobilisation lycéenne.

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Leur présence répond à deux préoccupations étroitement liées : soutenir les demandes concernant l’éducation et accompagner des adolescents dans une journée annoncée sous tension. À Marseille, la CGT indique avoir mobilisé plus d’une centaine de militants pour son service d’ordre.

Après plusieurs journées de tensions autour des établissements, la question de la sécurité des jeunes prend une place très visible. Pour certaines familles, manifester devient aussi une manière de rester auprès des adolescents et de montrer que leurs inquiétudes scolaires méritent d’être entendues.

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Sophie Binet promet un accompagnement des lycéens

La responsable de la CGT, Sophie Binet, a présenté le soutien de son organisation en des termes explicites : « Les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens ».

Cette déclaration souligne la volonté du syndicat de ne pas limiter sa participation à un soutien symbolique. Dans un contexte marqué par des tensions avec les forces de l’ordre, l’organisation entend aussi contribuer à l’accompagnement des rassemblements.

La promesse ne constitue pas une garantie sur le déroulement de toutes les manifestations. Elle donne néanmoins une orientation claire à la présence syndicale : être aux côtés des jeunes, mais aussi anticiper les difficultés que peuvent rencontrer des cortèges composés en partie de mineurs.

Pour les parents, cette dimension peut compter autant que les slogans. Soutenir une demande de moyens scolaires et s’inquiéter des conditions dans lesquelles son enfant manifeste ne sont pas deux préoccupations incompatibles. Elles peuvent au contraire expliquer pourquoi des adultes choisissent de participer eux-mêmes.

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À Marseille, un dispositif comparé aux manifestations contre la réforme des retraites

Dans la cité phocéenne, la mobilisation syndicale a pris une forme concrète. Plus d’une centaine de militants de la CGT ont été mobilisés pour assurer le service d’ordre du cortège parti du haut de la Canebière peu avant 11 heures.

Le secrétaire général de l’Union départementale CGT 13, Marc Pietrosino, explique : « On est sur un dispositif qui correspond à un dispositif de grosse manif comme on en a connu pendant les retraites ».

La comparaison décrit le niveau d’organisation revendiqué par le syndicat. Elle ne fournit pas une estimation de la participation, mais montre que la manifestation a été préparée avec un dispositif conséquent.

Marc Pietrosino justifie également cette organisation par la volonté de sécuriser le cortège face à une « répression policière » qu’il juge « insupportable ». Ces termes expriment la position du responsable syndical sur les tensions des jours précédents.

Un service d’ordre syndical accompagne l’organisation d’une manifestation. Sa présence peut aider à orienter les participants et à structurer le cortège, sans se substituer aux missions des autorités ni supprimer tous les risques d’incident.

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Les parents donnent une dimension familiale à la mobilisation

À Nantes, le rassemblement de plusieurs milliers de personnes associait lui aussi lycéens, parents et syndicats. À Marseille, des familles figuraient également parmi les participants.

Cette présence rappelle que les questions scolaires ne restent pas à l’intérieur des établissements. Les conditions d’études, les inquiétudes sur l’orientation et les interruptions de cours trouvent aussi leur place dans les conversations familiales.

Il serait cependant excessif d’en déduire que tous les parents soutiennent les blocages. La participation de familles à certains cortèges ne constitue pas une enquête d’opinion. Elle montre simplement qu’une partie d’entre elles souhaite accompagner la mobilisation.

Les positions peuvent être nuancées. Un parent peut approuver une demande de moyens supplémentaires, s’interroger sur l’intérêt d’un blocage et vouloir rester proche de son enfant pendant un rassemblement. La présence dans la rue ne résume pas nécessairement tous ces choix.

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Les enseignants viennent avec leur propre expérience de l’école

Une intersyndicale de l’Éducation nationale a appelé à manifester aux côtés des élèves. FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires participent à cet appel, avec des rendez-vous dans plusieurs dizaines de villes.

La présence de personnels scolaires donne une autre portée aux demandes. Les élèves parlent de leur quotidien d’apprentissage ; les enseignants connaissent les contraintes de leur travail, l’organisation des cours et les besoins de leurs classes.

Leurs expériences ne se confondent pas, mais peuvent se rencontrer autour de préoccupations communes. Un même cortège devient ainsi un lieu où différentes paroles sur l’école se rendent visibles.

Cette convergence peut aussi aider les revendications lycéennes à trouver des relais dans des organisations habituées aux échanges avec les institutions. Elle ne signifie pas pour autant qu’un accord existe déjà sur chaque demande ou sur la suite du mouvement.

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Dans les familles, la discussion ne porte pas seulement sur les blocages

Pour les parents, cette journée peut ouvrir une conversation plus large avec leur adolescent. Que souhaite-t-il défendre ? Quelles difficultés évoque-t-il dans son établissement ? Pourquoi veut-il participer à une manifestation ?

Ces questions permettent d’aborder le fond de la mobilisation, au-delà du seul débat sur les cours interrompus. Elles donnent aussi aux jeunes la possibilité d’expliquer leur propre position, qui peut différer de celle d’un collectif ou d’une organisation politique.

L’organisation pratique compte également : connaître le rendez-vous, convenir d’un moyen de rester en contact et savoir qui prévenir si la situation devient confuse. Ces repères ne préjugent pas du déroulement d’un rassemblement, mais rendent les échanges familiaux plus concrets.

Les informations de l’établissement restent enfin indispensables pour comprendre la situation scolaire. Un lycée fermé par l’administration, un blocage devant les grilles et une manifestation en ville correspondent à des réalités différentes.

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Une présence adulte qui rend la parole des jeunes plus visible

L’accompagnement des adultes peut donner aux adolescents le sentiment que leurs préoccupations trouvent un relais. Il peut aussi permettre de discuter des désaccords sur les formes de la mobilisation, sans renoncer à écouter les difficultés exprimées.

Ce mardi, la participation de familles, de professeurs et de syndicalistes montre que la mobilisation lycéenne concerne désormais plusieurs générations. Les cortèges réunissent des personnes qui n’ont ni le même âge ni le même rôle dans l’école, mais choisissent de marcher ensemble.

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La protection des lycéens est devenue un objectif explicitement affiché par la CGT. À Marseille, cet engagement se traduit par un service d’ordre renforcé. Ailleurs, la présence de parents et de personnels scolaires donne également une dimension d’accompagnement à la journée. Au-delà de la participation, l’enjeu reste de faire entendre la parole des jeunes dans des conditions qui permettent la discussion plutôt que de nouveaux affrontements.

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Laura Perret | Auteur(e) So Busy Girls

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Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !
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