27 400 Followers
26 494 Fans
6 048 Abonnés
4 099 Suiveurs
6 102 Abonnés

Lesbienne et maquillée

5 Partages Facebook 0 Twitter 4 Google+ 1 Email -- 5 Partages ×

Dans la vie, on est perpétuellement confronté au regard d’autrui. C’est un fait indéniable, on apprend à faire avec. Là où ça me pose problème, c’est quand les autres te « jugent » à grands coups de clichés bidons et autres stéréotypes infondés mais très fortement ancrés dans les consciences collectives.

 

Avec le tollé sur le mariage gay, on a vu une déferlante de ces fameux clichés, d’amalgames en tous genres aussi stupides les uns que les autres (homo=pédophile pour n’en citer qu’un ; probablement le plus débile aussi). Je ne reviendrai pas sur ce sujet avec son lot de débat plus ou moins stérile car je me suis déjà exprimée sur la question (ICI : et l’Humanité dans tout ça bordel ? et ICI : Si enceinte, tu avais su que ton enfant serait homo, aurais-tu avorté ?).

 

En revanche, il existe une autre réalité toute aussi dérangeante au sein même de cette « « « communauté » » » homo : l’homophobie.

 

Non non, je ne me suis pas trompée de mot.

 

lipsticks rouge a levres tubes de rouges a levres femme Lesbienne et maquillée

 

Que je vous raconte un peu !

 

Je fais donc partie de la catégorie « lesbienne » et de la sous catégorie « féminine ». Oui, j’insiste sur le SOUS catégorie car c’est comme cela que c’est perçu dans le « milieu ». [Qu’on soit clair : Je ne suis pas du genre à crier à qui veut l’entendre que je suis homo. A vrai dire je m’en contrefous, mais quand on me pose la question, je ne vois à ce jour encore aucune raison valable de mentir ou détourner le sujet]. Créer des communautés est déjà à proprement parler ridicule (à moins qu’on ne parle de la communauté humaine) mais faire des communautés, dans les communautés… Non mais sérieusement !  Bref. Les lesbiennes féminines ont ainsi hérité du charmant nom : lisptick… ça en dit déjà long sur le collage intempestif d’étiquettes en tout genre. A croire que les homos n’en ont pas assez, il faut en plus qu’ils en rajoutent. Bref.

 

Ca peut doucement vous faire rire, mais croyez moi, au quotidien, c’est un véritable fardeau. Non seulement tu portes ton fardeau « homo » aux yeux de la société, mais en prime t’en rajoutes un dans ta propre « « « communauté » » » ; là où t’es censé te sentir bien, à l’aise, chez toi avec tes paires. Bah que nenni.

 

Être féminine quand t’es lesbienne, c’est un peu comme être grosse et mannequin ou encore être routière et hétéro: il y a un truc qui coince dans l’esprit des gens – ah oui, ça colle pas au cliché. Dans l’esprit des gens, la lesbienne est forcément moche, masculine avec une carrure de déménageur breton ; et si elle est féminine, c’est forcément un machin surmonté de gros nichons qui aime forcément les objets, adore de temps en temps (souvent) se taper un mec – parce que tu comprends, 2 femmes ne peuvent pas se satisfaire sans messieurs ; ah et surtout elle a un QI qui frôle celui d’une huitre. Ce deuxième cliché est bien sûr largement inspiré des films X et autres fantasmes masculins.

 

Du coup, quand tu dis que t’es gay à des homos, ça donne : t’es trop féminine pour être homo, t’es plutôt bi non ? T’as juste voulu essayer les filles, t’es trop fifille pour être une vraie lesbienne (vraie ?! Parce qu’il en existe des fausses ?).

 

Et quand tu le dis à un mec, ça donne : t’as déjà essayé avec un gars ? C’est parce que t’es pas tombée sur le bon. Tous les mecs ne sont pas bruts. Ou encore : un truc à 3 ça t’intéresse ? Si non, je peux faire que regarder sans toucher ?

 

STOP. Non : je ne suis pas un singe qui exhibe ma vie intime à tous les gugus qui passent. Il faut arrêter de prendre ses fantasmes et autres films de boule pour la réalité.

 

Et pourquoi donc une femme, lesbienne, devrait ressembler à un camionneur tout juste sortie de son poids lourd ? En me creusant un peu le cerveau, j’aperçois 3 explications (tordues) possibles à ce cliché (si vous en voyez d’autres je prends !) :

 

1. Une lesbienne a les mêmes attirances qu’un homme, elle doit donc ressembler à un homme.

 

2. Dans un couple lesbien, il manque un homme : de ce fait, au moins une des deux doit ressembler à un homme, histoire de faire « homme-femme » pour rentrer dans les « convenances ».

 

3. Parce que la lesbienne est le fantasme masculin par excellence ; or, problème car

lesbienne = aime exclusivement les femmes (si on enlève le « exclusivement », c’est plus lesbienne, mais bi hein, juste pour info). Bref, de cette relation femme/femme exclusive, les hommes en sont exclus = Frustration.

 

Doit-on en conclure alors que la frustration veut que les lesbiennes (inaccessibles aux hommes) soient forcément moches et ressemblent à des gros thons/baleines/camions pour que la frustration de ces messieurs soit moins grande ?

 

Le corolaire existe également pour ces mesdames : si les lesbiennes sont masculines alors… pas de risque pour elles qu’on leur saute sauvagement dessus vu que les lesbiennes sont forcément attirées par des garçons manqués (je ris rien que de l’écrire).

 

Qu’à cela ne tienne, je vais vous dévoiler un scoop…

Je suis lesbienne mais…

- Je fais 1m61… et un truc du style 54kg… (sacré déménageur !)

- Je n’ai dans ma garde-robe que 2 pantalons… tout le reste n’est que jupes et robes.

- Pareil pour les chaussures, je n’ai qu’une paire de basket (pour aller courir), le reste n’est que talons, bottes, cuissardes.

- Pour couronner le tout, j’ai les cheveux longs

- Je déteste le foot

- Je fais partie des filles qui ne sortent jamais si elles ne sont pas maquillées.

- Et comble du comble… je bosse dans un magasin de cosmétiques…

- Ah, et enfin j’ai une 206… alors à moins que, telle la citrouille elle se transforme, je ne pense pas pouvoir la cataloguer en tant que semi-remorque.

 

Eh oui, je ne rentre donc pas dans le moule (ne cherchez pas de jeu de mot… il n’y en a pas).

Mais cela dit, je ne jette pas la pierre aux hétéros car j’arrive à être refoulée par mes compères à l’entrée des boîtes gay car « je n’ai pas le style homo » (ah, il y a donc un « style »… et c’est quoi le style hétéro ?)… et je crois d’ailleurs que c’est même plus difficile d’être rejeté par sa « « « communauté » » » ; ces personnes qui finalement ont vécu le même parcours que toi dans la construction de leur identité : doute, question, peur, rejet.

 

Quand t’es confronté à ça, c’est une véritable catastrophe : tu en viens à remettre en question la légitimité de tes attirances sexuelles. Ainsi, j’ai eu ma période « garçon manqué » pour me fondre dans la masse ; passer inaperçue et ne plus prendre de refoule.

 

L’horreur absolue.

Je n’ai jamais été aussi mal de ma vie : je n’étais pas moi. Pour sortir en boîte, je faisais l’inverse exact de ce que j’étais : baggy, la fameuse chemise à carreaux (oui, tous les clichés que tu as entendus y passent), pas de maquillage, pas de bijoux  sauf la fameuse bague au pouce… pire, j’ai même acheté une ceinture arc-en-ciel pour bien étaler au grand jour mes attirances…

 

Heureusement que le ridicule ne tue pas, mais c’est ça ou il ne se passe rien car les lesbiennes ont peur des filles féminines,elles sont des « supercheries » (entendez par là « ce ne sont pas des vraies lesbiennes »), des filles là juste pour « essayer », des bi qui les plaqueront forcément pour partir avec des mecs (oui, un autre truc que je ne comprends pas : les homos n’aiment pas les bi non plus). Les clichés pullulent.

 

Du coup, tu vis l’impensable ; en tant qu’homo tu vis l’hétérophobie (note : ce mot n’existe même pas dans le dictionnaire Word)…

 

Soit dit en passant, toutes les lesbiennes féminines que je connais ont traversé cette période du « je tente de me masculiniser pour coller à ce que les clichés attendent de moi » ; n’est-ce pas stupide d’en arriver là pour se sentir accepté ?

 

Je n’ai jamais été draguée par une fille… Jamais. Que par des mecs, même en boîte homo, même à la Gay Pride… que des hommes (ouais, certains ont vraiment une nouille à la place du cerveau)… Bravo le veau !

 

Et le summum, c’est que même quand je suis en couple, les filles avec qui je suis ne sont pas jalouses des autres filles, non non. Elles sont jalouses des… hommes ! Bah ouais, t’as jamais tenté donc forcément, tu vas avoir la curiosité de le faire ; pis vu ton physique, t’es forcément pas lesbienne… Logique de clichés. CQFD.

 

Hey cocotte, je n’ai jamais été infidèle (quoi, une homo qui n’a jamais trompée, tu rigoles ou quoi ?!!), mais si je devais l’être… j’irai forcément avec une femme.

 

myself floutee Lesbienne et maquillée

 

J’ai pourtant pris le contre pied : j’ai travaillé dans un bar gay… et bien que j’étais à l’étage lesbien : je n’ai été draguée que par des mecs, là encore. 6 mois après, certaines de mes clientes me demandaient encore pourquoi je bossais là, sous entendu, qu’est-ce qu’une hétéro fout en tant que barmaid dans un bar gay ?

 

Mieux, j’ai eu une asso pour jeunes homos (prévention suicide et MST) pendant 6 ans. Les personnes de la Mairie me demandaient pourquoi j’étais présidente et pourquoi nous n’avions pas mis une personne gay ?

 

Comble de la chose, quand j’ai arrêté l’asso, ma chérie de l’époque était venue à la dernière réunion… stupeur de certains adhérents : mais t’es homo ?

 

Cela dit, difficile de lutter contre ces clichés persistants. Quand la Mairie de la ville voisine m’a tannée pour que mon asso ait un char à la Gay Pride, je n’étais pas emballée (je déteste le militantisme et ne suis pro Gay Pride ; je dirai même que je suis contre car ça véhicule une image trop minimaliste). Et puis, après maintes réflexions, j’ai accepté à condition que sur le char il n’y ait que des personnes en costard/cravate et tailleur jupe… le tout avec de la musique pop.

 

Refusé.

Motif : pas assez festif, pas assez « gay ». On m’a dit que mon asso « refusait les codes homosexuels ». Mais comment peuvent-ils balancer des inepties pareilles ?

Cliché quand tu nous tiens…

 

Je suis désolée mais non. Pour moi il n’y a pas de codes, ni dans l’hétérosexualité, ni dans la bisexualité, ni dans l’homosexualité : t’es comme ça et puis c’est tout ; je ne vais pas changer mon apparence juste à cause de mes attirances ; et inversement. Pour moi, être homo ce n’est pas festif non plus (quoi, tu fais la bringue quand tu sais que t’es hétéro toi, tu vas aller te dandiner le boule sur un char ?). Etre homo, c’est être comme tout le monde et en chier un peu plus dans la construction de ton identité. Ça s’arrête là.

 

Depuis ce jour-là, je n’ai plus mis les pieds dans une GP. Et quand je vois le tollé suscité par les débats pro/anti mariage… ça m’énerve et en même temps, comment être crédible quand tu vois les homos, une fois par an, sur des chars avec des strings en cuir ? Les gens ne s’arrêtent trop souvent qu’à ça… et ne cherchent pas plus loin pour voir/comprendre la réalité homo. J’ai des proches qui ne sont pas pour ce fameux mariage… mais sachant que je suis gay me disent « mais toi c’est différent ». Oui c’est différent parce que je suis comme tout le monde et que ce n’est pas demain que j’irai trimballer mon cul en string léopard sur un char avec du scotch sur les tétons. C’est différent, mais l’homosexualité c’est aussi et majoritairement ça : des gens qui ont une vie tout ce qu’il y a de plus normale.

 

Bref, il y a bien des choses qui m’énervent. Comme cette nana de 40 balais (qui m’a décidée à écrire ce billet) qui vient te dire « toi t’es une fausse lesbienne » alors que madame est restée mariée 10 ans, a 3 mouflets, et se tape sa première nana depuis 2 mois !

 

J’en ai 29, j’ai su que j’étais gay alors  j’avais 13 ans,  je n’ai jamais été avec un mec…  Ah mais pardon, toi t’as les cheveux courts alors t’es une « vraie ».

Ça me fait doucement rire…

 

Dans le même style un jour, je me ballade en ville… et je vois 2 filles qui se roulent une pelle. C’est assez rare et j’ai dû marquer un temps d’arrêt ou je ne sais pas ce que j’ai foutu mais ça m’a interpellée. Toujours est-il qu’elles m’ont insultée comme la pire des homophobes qui soit… Ma réaction ? J’ai ri comme une pintade.

 

Moi gênée par 2 nanas qui se galochent… ? Ah ah, ça serait un comble non ?

 

Ma chérie a pas mal d’homos dans son entourage (j’en ai 2…). Souvent, il y a des soirées avec pas mal de lesbiennes. Mon surnom ? L’hétérote/la fifille. Bravo… ça en dit long sur les consciences collectives et sur l’ancrage des stéréotypes. D’ailleurs, souvent elles parlent de leurs conquêtes (ouais ça c’est un truc de lesbiennes)…  et d’un coup, elles percutent que je suis là… « ah oui, mais toi c’est différent ». Mais p**** différent de quoi ?! En termes de conquêtes, je peux même dire que je les ai « battues » haut la main (mais chuuut, je rentrerai dans le cliché de la lesbienne chope tout ce qui bouge). La seule différence, c’est qu’elles n’ont pas à faire le premier pas…  et que moi si, car je ne suis pas « identifiée » en tant que lesbienne. Mais là où c’est paradoxal, c’est que les filles féminines sont aussi le « fantasme » des lesbiennes… Du coup, quand t’es homo et féminine : je te garantis que tenter de construire une vraie histoire, ça devient un joyeux bordel ! Et oui, c’est une autre réalité ça aussi…

 

Pour conclure, je dirai que la masculinité n’est pas le lot des lesbiennes. Certaines sont très féminines, d’autres le sont moins, comme dans la population féminine en général.

 

Et oui, chez les hétéros (comme chez les homos), il y a des belles femmes, des moins belles, des moches, des intelligentes, des connes, des minces, des potelées, des petites, des grandes, des masculines, des féminines (et même des androgynes dis-donc !).

 

A mon sens, les filles très masculines (qu’on appelle « Butch » en opposition à « Lisptick » ; ridicule non ?) ont-elles un problème avec leur féminité ? Ça me fait penser à un article – dont je n’ai plus la source – qui parlait de ça et disait que ces filles ont finalement autant de problème avec leur féminité que celles qui portent des jupes ras la moule à -15°C, celles qui se font refaire les seins, ou se bousillent le dos à force de porter des talons de 15 cm…. Je trouve le raisonnement intéressant. Après tout, c’est quoi la féminité ?

 

Enfin bref. De tout ça, je ne sais pas ce qui me dérange le plus : faire partie d’une « communauté » ou justement ne pas rentrer dans les codes de cette communauté…

 

J’men fous, je fais partie de la communauté humaine ; c’est déjà pas mal.

 

Article rédigé par Mazelle.

 
 

Si vous avez aimé cet article, vous pouvez retrouver Mazelle directement sur son blog.

24 réponses à Lesbienne et maquillée

  • Anonima dit :

    « 1. Une lesbienne a les mêmes attirances qu’un homme, elle doit donc ressembler à un homme.
    2. Dans un couple lesbien, il manque un homme : de ce fait, au moins une des deux doit ressembler à un homme, histoire de faire « homme-femme » pour rentrer dans les « convenances ».
    3. Parce que la lesbienne est le fantasme masculin par excellence ; or, problème car
    lesbienne = aime exclusivement les femmes (si on enlève le « exclusivement », c’est plus lesbienne, mais bi hein, juste pour info). Bref, de cette relation femme/femme exclusive, les hommes en sont exclus = Frustration. »

    ça ce sont les explications que tu donnes aux clichés hétéros. Mais quelles sont les explications côté homo, car si je comprends bien, les clichés sur la vraie lesbienne sont au finish exactement les mêmes pour les hétéros que pour les homos. Alors ? Quelles seraient donc les raisons côté homo?…

    Pourquoi un nombre très élevé de lesbiennes cultive effectivement une apparence d’ homme, que ce soit par leur attitude, leur accoutrement ou les 2? As-tu pensé que certaines de ces raisons sont peut-être justifiées, parce que tout simplement, c’est ce que les gens rencontrent le plus souvent?

    Si même dans ta propre communauté, les gens s’étonnent de ton homosexualité, c’est que dans les faits, la plupart des autres membres de ta communauté ne te ressemblent pas. C’est comme le canard noir au milieu des canards blancs. C’est pas parce qu’il a une couleur différente qu’il n’est pas un canard. Oui, mais il est bizarre par rapport aux autres donc il suscitera toujours des remarques.
    Pour moi c’est aussi simple que ça.
    L’être humain n’est en rien différent. Un cliché, c’est simple : c’est la situation qu’on rencontre le plus souvent qu’on finit par prendre pour une généralité, parce qu’on ne voit jamais autre chose, tout simplement. Un peu comme quand tu es noire ou latina et que tu dis que tu ne sais pas danser. Pour les Blancs, c’est bizarre parce que généralement, quand tu vas dans une boîte black, tout le monde bouge bien donc… les Noirs savent danser. Ce n’est pas faux. Un très grand nombre de Noirs sait bien danser… mais pas tous. Pour autant, est-ce qu’il faudrait qu’un Noir qui ne sait pas danser s’offusque qu’on lui fasse remarquer qu’il ne sait pas danser? Si tous les autres noirs autour de lui savent danser…

    C’est pareil pour toi. Je ne juge pas que tu devrais t’en offusquer parce que le cliché n’est pas totalement infondé si j’en juge la réaction de ta propre communauté qui te classe comme « différente ».

    Je ne squatte pas les milieux gay, je ne prétends donc pas m’y connaître mais les seules lesbiennes que je connais répondent au cliché, donc ça n’aide pas. Ce n’est pas forcément une question de bête féminité (cheveux longs, chaussures et je ne sais quoi d’autre). Il y a plein de lesbiennes qui n’ont pas le crâne à ras et des piercings sur tout le visage, avec un débardeur kaki et un pantalon camouflage. Certaines ont des cheveux longs ou une robe mais ça se voit comme le nez au milieu de la figure qu’elles sont lesbiennes, parce qu’elles envoient des signaux physiques de repérage (volontairement ou non), même ayant des cheveux plus ou moins longs ou du baume à lèvres, ce n’est pas la question. Je crois que ton « problème » à toi n’est en aucun cas la féminité mais le fait de ne pas être repérable pour les autres. Tu n’as aucun indice, donc tu n’es pas lesbienne, tu es hétéro. Raisonnement peut-être bête, mais c’est humain. J’avoue que quand j’étais +jeune, j’ai regardé 2 épisodes de L world au tout début de la série et j’ai lâché, parce que je jugeais que les actrices n’étaient pas crédibles et que ça ne représentait pas l’éventail qu’on voit dans la vraie vie. Comme quoi :mrgreen:

    La question à se poser maintenant c’est est-ce que certaines lesbiennes se forcent à être comme elles sont pour bien marquer leur identité parce que sinon on ne les reconnaîtrait pas (un peu comme toi avec le baggy pour aller en boîte) ou est-ce vraiment une nature d’avoir le soi disant « style homo »

  • VerteEpine dit :

    Super article :). Etant bi et assez feminine, je comprends vraiment ça… Je n’ai jamais réussi à rencontrer de fille, même les 2/3 sur lesquels j’avais vraiment flashé, car elles était trop dans ses clichés lesbiens ( ou deja une bi, tu comprends, elle aime les hommes aussi alors c’est pas une vrai, c’est juste pour essayer, elle peut pas aimé une femme ) et ensuite en plus de ça j’ai l’audace de me maquiller, mettre des talons et meme parfois des robes et des jupes !
    C’est vraiment quelque chose qui m’a vraiment attristé, et je reve d’un jour peut-etre rencontrer une femme avec qui se serait 100% sans cliché et avec qui je pourrais vraiment parler facilement et sans avoir à me justifier toutes les 5 minutes … Dur dur …

  • Paquerette dit :

    Je vis l’inverse.. L’hétéro avec le style clichée de la lesbienne, c’est moi ! Bon, j’ai pas une stature de camionneur mais mon désaccord avec les standards de la mode actuelle et ma coupe (très) courte font qu’on me prend pour une lesbienne.. C’est agaçant que le mec sur le lequel je flache me sorte « Mais tu me drague en fait ? J’croyais que t’étais lesbienne !  » :roll:
    A bas les clichés ! :twisted:

  • Natasha dit :

    Magnifique article qui montre à quel point les clichés sont persistants et s’insinuent partout!

  • Sympa ton article, c’est vrai que ces histoires de communautés commencent à prendre une tournure un peu inquiétant, le mot « communauté » est un petit peu trop omniprésent aujourd’hui ! En tout cas tu n’es pas la seule a avoir vécu la même chose… j’ai déjà vu ça
    Keep the smile ;)

  • Parisienne dit :

    Un article touchant… et édifiant ! On est tous confrontés à des clichés, c’est vrai, mais on a tellement envie de croire que ces « codes » deviennent obsolète !
    Et ton rappel de fin est superbe : nous faisons tous partie de la communauté humaine, ça ne devrait pas être notre sexualité (ou notre religion, notre couleur de peau, ou je ne sais quoi d’autre) qui devrait nous mettre à l’écart des autres… mais je suis une idéaliste :)
    PS : Et moi dans the L word, j’ai toujours craqué pour Bette… plus féminine, c’est dur !

    • Mazelle dit :

      Quoiqu’on en dise ces codes semblent être la norme… pour tout le monde. On est tous passé par par là : pour notre sexualité, religion, couleur etc. etc. C’est bien dommage car on est tous différents mais tous pareils.
      Ps : Bette est mimi mais y’a rien à faire… La djette : wouaw :-p

  • Cleophis dit :

    Article très intéressant qui ouvre les yeux sur la persistance des clichés. Merci.

  • anashoots4fun dit :

    Bravo pour cet article qui casse le cliché de la lesbienne garçonne! De toute façon, pourquoi y aurait-il un seul type de lesbienne? La « communauté » des hétéros est très variée, il en est forcément de même chez les homos.
    ça me fait penser à une humoriste lesbienne qui véhicule le même discours que toi. Je ne me souviens que du nom de son spectacle « la lesbienne invisible ». J’ai vu quelques extraits à la télé et j’ai bien ri! C’est drôle et plein d’esprit, son spectacle devrait te plaire.

    • Mazelle dit :

      J’en ai effectivement entendu parler… Le peu d’extrait que j’ai vu collait effectivement à tout ça. Faudrait que je me renseigne pour le voir :)

  • J’aime beaucoup ton article. je vis a San Francisco, je ne suis pas homo, mais ici il y moins de ckiche ds le sens ou tu es comme tu es et meme si je trouve un cote tres communautaire quand meme, je ne sais que rarement la sexualite des gens a leur habits d’ou les gens ont des surprises!

    • Mazelle dit :

      Merci !
      Ils semblent que les gens soient plus ouverts à San Francisco. En même temps, elle reste la ville emblématique des gays aussi… En France, même si les mentalités s’ouvrent, les clichés ont encore la vie dure. ça viendra -peut-être- avec le temps

  • Did dit :

    ya des cons partout…… on se croirait au collège où il faut un « dress code » :roll:

    la sexualité ne se lit pas sur un visage, il n’y a que le « dress code cliché » pour que les autres lesbiennes te repèrent, tu ne leur facilites pas la tâche, c’est pour ça qu’elles sont énervées :mrgreen:

    • Mazelle dit :

      Lol je me suis fais une raison…. et surtout j’ai appris à vivre ce que je suis sans changer. Je suis une vrai fifille jusqu’au bout des ongles et je le vis très bien maintenant :mrgreen:

  • Helena dit :

    :smile: Bonjour,
    c est un article interessant et meme si tout le monde ne peut pas comprendre , ou se bouche les oreilles , ou ferme les yeux…la verite est la comme tu l ecris si bien .On est libre , libre de croirea qui o veut ,, s habiller comme on veut et aimer qui on veut! :wink:
    alors moi je pense qu etre tolerant , c est respecter non seulement la religion d autrui, sa culture, sa facon d etre , mais aussi sa sexualite….
    :smile: Voila , qlors moi je suis tolerante et j espere que dans notre monde , il y en ai plus!
    Bisous ma belle!
    Bonne soiree!

    • Mazelle dit :

      Merci :) Oui on est tous libres, je suis bien d’accord là-dessus… et si seulement on se respectait tous en tant qu’humain ça changerait tellement de choses. J’ai évoqué le problème de la féminité chez les lesbiennes, mais d’une façon générale, l’habillement/féminité est souvent soumis au jugement : trop çi, trop ça, pas assez çi, pas assez ça. Ma foi tant que les gens assument ce qu’ils sont, je ne vois pas ou est le problème.

  • Mazelle dit :

    The L word ? Arf, dans mon entourage elles sont toutes à fond sur Shane (côté rebelle probablement ?)… Perso je craquerai plus pour la Djette (sarah shahi) ;) Question de gout. Après je pense que toutes s’y retrouvent… ça reste quand même assez réaliste comme série.

    Oui homo et bi ou homo et transgenre, c’est pas la super entente j’avoue. Les homos ont du mal à comprendre ça… Je trouve ça dommage : chacun fait bien ce qu’il veut tant que c’est dans le respect de l’autre. M’enfin…

  • Valériane dit :

    C’est vrai que ça, personne n’en parle … Et merci de préciser que les bi sont rejetés : ça je plussoie, j’en fais partie, et du coup je me sens parfois bien exclue avec mes amis homos … cela dit, étant assez « garçonne » je passe plus facilement pour une lesbienne, du coup.
    De fait, je comprend très bien ce que tu explique, même sans le vivre exactement. Je souhaite qu’un jour les mentalités changent, car ça ronge la communauté LGBT ça, c’est bien dommage.

    Mais du coup, j’pense à un truc : les « vraies » lesbiennes, elles aiment ou pas The L World ? Nan parce que quand même, la plupart des persos sont des lesbiennes (très) féminines … Même Shane ^^.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

classement-ebuzzing
Inscris-toi à notre newsletter !
newsletter