Le pape Léon XIV est arrivé en France ce vendredi 25 septembre pour un voyage de quatre jours. Mais avant même sa première journée à Paris, la place réservée à Emmanuel Macron dans le programme faisait déjà débat.
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Le président doit recevoir le souverain pontife à l’Élysée, sans assister aux messes prévues pendant le séjour. Sur le plateau de C à vous, Roselyne Bachelot a vivement réagi aux commentaires suscités par ce choix. Les mots qu’elle a employés ne laissent guère de doute sur son agacement.
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Les mots très fermes de Roselyne Bachelot dans C à vous
Invitée mardi 22 septembre dans C à vous, Roselyne Bachelot n’a pas caché son exaspération. L’ancienne ministre de la Culture a qualifié les polémiques entourant la venue du pape de « grotesques » et a jugé certains commentaires « misérables ». À ses yeux, la visite de Léon XIV devrait offrir une occasion de rassemblement, plutôt que devenir un nouveau sujet de querelle autour du chef de l’État.
Elle a aussi tenu à expliquer sa position personnelle. Se disant agnostique, Roselyne Bachelot n’envisage pas d’assister aux messes du pape, tout en respectant pleinement ceux qui souhaitent y participer. C’est dans cet esprit qu’elle défend l’attitude d’Emmanuel Macron : le président accueille officiellement Léon XIV, sans prendre part aux célébrations religieuses. Pour elle, cette distinction correspond à « la bonne mesure ».
Sa réaction vise donc moins le programme du pape que la façon dont chaque détail est interprété. La présence du président à une messe aurait suscité des commentaires ; son absence en provoque aussi. Roselyne Bachelot refuse que cette discussion éclipse le sens du déplacement et les rencontres prévues au cours des quatre jours.
Emmanuel Macron recevra le pape, mais n’assistera pas aux messes
Le programme publié par le Saint-Siège prévoit une rencontre entre Léon XIV et Emmanuel Macron à l’Élysée ce vendredi matin. Le pape doit ensuite s’adresser aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique, avant de rejoindre l’Unesco. La rencontre entre les deux hommes occupe ainsi une place claire dans cette première journée française.
En revanche, Emmanuel Macron n’a pas prévu d’assister aux messes célébrées pendant le voyage. C’est cette décision qui a suscité des réactions politiques. Certains y voient une manière appropriée de distinguer la fonction présidentielle de la pratique religieuse. D’autres regrettent l’absence du chef de l’État à ces célébrations, alors que la venue d’un pape en France constitue un événement rare.
Les deux questions méritent d’être séparées. Recevoir Léon XIV à l’Élysée relève de l’accueil officiel d’une personnalité qui est à la fois chef de l’Église catholique et chef d’État. Participer à une messe engage un autre registre, celui d’une célébration religieuse. C’est précisément cette différence que Roselyne Bachelot met en avant lorsqu’elle approuve la position présidentielle.
Le débat a pris de l’ampleur parce que la visite réunit, dans un même calendrier, des séquences diplomatiques et des temps de prière. Une réception à l’Élysée, des vêpres à Notre-Dame, une veillée avec les jeunes et plusieurs messes ne répondent pas aux mêmes usages. Leur proximité dans le programme suffit pourtant à nourrir les interprétations.
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Notre-Dame et le protocole ont alimenté les discussions
Une autre interrogation s’est ajoutée à celle des messes : Emmanuel Macron aurait souhaité accompagner brièvement le pape à Notre-Dame de Paris pour lui présenter les travaux de restauration de la cathédrale. Selon les informations rapportées par la presse, cette séquence n’a finalement pas été retenue dans le programme du Saint-Siège.
Ce point a aussitôt suscité des lectures politiques. Faut-il y voir une distance entre Paris et Rome ? Les éléments publics appellent à davantage de prudence. Le programme officiel confirme la rencontre à l’Élysée et les vêpres à Notre-Dame, mais ne permet pas, à lui seul, de conclure aux raisons pour lesquelles une visite commune de la cathédrale ne figure pas au calendrier.
D’autres détails protocolaires ont également été commentés, notamment l’ampleur de l’accueil officiel et l’absence de certains gestes associés à une visite d’État. Le déplacement est présenté par le Vatican comme un voyage apostolique : Léon XIV vient rencontrer les fidèles et participer à des événements religieux, tout en échangeant avec les autorités françaises. Cette double dimension explique pourquoi le protocole attire autant l’attention.
Pour Roselyne Bachelot, ces discussions ont pris une place disproportionnée. Sa prise de parole rappelle qu’un programme peut être commenté sous l’angle politique, mais qu’il comprend aussi des rendez-vous attendus par de nombreux croyants. C’est sur ce second aspect qu’elle souhaite voir revenir l’attention.
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Quatre jours de Paris à Metz, avec plusieurs rendez-vous majeurs
Le calendrier de Léon XIV en France est particulièrement dense. Ce vendredi 25 septembre, après son arrivée à Orly et son passage à l’Élysée, le pape doit se rendre à l’Unesco, puis célébrer les vêpres à Notre-Dame de Paris. Une veillée de prière avec les jeunes est ensuite prévue au Stade de France, à Saint-Denis.
Samedi, une messe est programmée place de la Concorde, avant le départ du pape pour Lourdes. Il y rencontrera notamment les évêques de France et célébrera une autre messe dimanche au sanctuaire. Le séjour s’achèvera lundi 28 septembre à Metz, avec des rencontres consacrées notamment au dialogue interreligieux, à l’Europe, à la paix et à l’unité.
Ce programme montre pourquoi la visite dépasse largement la question de la présence d’Emmanuel Macron à une cérémonie. Elle comporte des rencontres officielles, mais aussi plusieurs moments destinés aux fidèles, aux jeunes et aux personnes accueillies à Lourdes. Chacun de ces rendez-vous répond à un objectif distinct.
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En défendant le choix du président, Roselyne Bachelot a exprimé une idée simple : on peut accueillir le pape avec les égards dus à sa fonction, respecter la ferveur de ceux qui viendront le voir et rester à distance des célébrations religieuses. Reste à voir si, au fil de ces quatre jours, les événements eux-mêmes prendront le pas sur la polémique qui a précédé l’arrivée de Léon XIV.
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