Alors que Patrick Bruel traverse une période particulièrement délicate sur le plan judiciaire, son ancienne épouse, Amanda Sthers, fait parler d'elle à travers des confidences sur les secrets de famille, les blessures silencieuses et la nécessité de rompre avec certains héritages du passé. Des déclarations qui prennent une résonance particulière dans le contexte actuel, même si l'écrivaine ne fait aucune référence directe au chanteur.
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Dans un entretien accordé au magazine La Fringale Culturelle, paru dans son édition de septembre-octobre 2026, la romancière de 48 ans revient sur les thèmes qui traversent son livre Les Gestes. Elle y évoque notamment cette idée d'« arrêter la malédiction familiale », une expression forte qui pourrait facilement être interprétée comme une allusion à sa vie personnelle. Mais derrière ces mots se cache avant tout une réflexion sur la transmission, l'amour et les silences qui façonnent les relations entre parents et enfants.
Amanda Sthers évoque une « malédiction familiale » qui intrigue
Depuis plusieurs mois, Amanda Sthers se montre particulièrement discrète lorsqu'il s'agit de sa vie privée. L'ancienne épouse de Patrick Bruel, avec lequel elle a eu deux garçons, Oscar et Léon, poursuit néanmoins ses activités littéraires et continue de partager ses réflexions sur les relations humaines. Dans les colonnes de La Fringale Culturelle, elle revient sur son roman Les Gestes, publié en janvier 2025 et désormais disponible en format poche.
Au cœur de cet ouvrage, une question universelle : que transmettons-nous à nos enfants, parfois sans même en avoir conscience ? L'écrivaine s'intéresse à ces habitudes héritées de nos parents, à ces émotions que l'on apprend à dissimuler et à ces comportements qui se répètent d'une génération à l'autre.
La notion de malédiction familiale ne renvoie donc pas nécessairement à un événement dramatique. Elle désigne plutôt ces schémas invisibles qui peuvent enfermer plusieurs générations dans les mêmes difficultés. Un sujet particulièrement intime, qui trouve aujourd'hui un écho inattendu dans l'actualité de son ancien compagnon.
Pour autant, rien dans les déclarations d'Amanda Sthers ne permet d'affirmer qu'elle cherche à adresser un message à Patrick Bruel. Son propos s'inscrit dans une démarche littéraire engagée bien avant les événements judiciaires qui concernent actuellement le chanteur.
Patrick Bruel confronté à de graves accusations
Ces confidences interviennent dans un contexte médiatique sensible pour Patrick Bruel. Le 18 mars 2026, une enquête publiée par Mediapart rapportait les accusations de huit femmes dénonçant des faits présumés de violences sexuelles qui se seraient déroulés entre 1992 et 2019.
Depuis, le chanteur a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Des accusations particulièrement graves que l'artiste conteste par l'intermédiaire de son avocate, Fanny Colin. Il demeure présumé innocent.
Cette affaire a naturellement suscité de nombreuses réactions et replacé plusieurs aspects de la vie du chanteur sous les projecteurs. Son entourage, ses anciennes relations et sa famille font désormais l'objet d'une attention médiatique accrue, même lorsque leurs prises de parole concernent des sujets sans rapport avec la procédure.
Dans ce contexte, les déclarations d'Amanda Sthers sur les secrets familiaux peuvent susciter des interrogations. Pourtant, la chronologie est essentielle : son roman est sorti en janvier 2025, soit plus d'un an avant la publication de l'enquête de mars 2026. Les réflexions développées dans cet ouvrage ne peuvent donc pas être présentées comme une réaction aux accusations visant son ex-mari.
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Une confidence touchante sur ses parents et son enfance
Au-delà des interprétations possibles, les propos d'Amanda Sthers révèlent surtout une vision sensible des relations familiales. Dans son entretien, la romancière se souvient notamment de parents qui n'exprimaient pas toujours leurs sentiments avec des mots.
Elle explique qu'ils ne disaient « pas forcément je t'aime », une pudeur affective que beaucoup de familles connaissent. Cela ne signifie pas pour autant que l'amour était absent. Simplement, il empruntait d'autres chemins. L'écrivaine évoque ainsi ces petites attentions qui remplacent parfois les grandes déclarations, comme lorsqu'un grand-parent glisse tendrement : « Je t'ai gardé une crêpe de côté. »
Une phrase toute simple, presque anodine, mais qui résume parfaitement le message de son livre. Car l'amour ne se manifeste pas uniquement à travers les paroles. Il existe aussi dans les habitudes du quotidien, les gestes répétés et les attentions discrètes. À travers ces souvenirs, Amanda Sthers interroge également la manière dont les enfants interprètent les comportements de leurs parents.
Certains grandissent dans des familles où les sentiments sont exprimés ouvertement. D'autres apprennent à reconnaître l'affection dans un repas préparé, un service rendu ou une présence silencieuse. Ces différences peuvent influencer durablement notre façon d'aimer, mais aussi notre manière de communiquer avec nos propres enfants.
Amanda Sthers souhaite réparer les blessures du passé
L'un des mots les plus importants de cet entretien est sans doute celui de « réparation ». Pour Amanda Sthers, la littérature peut devenir un moyen de comprendre les histoires familiales, de mettre des mots sur les émotions et, parfois, d'apaiser des blessures anciennes.
L'écrivaine souhaite notamment que son roman puisse être partagé « avec leurs enfants ou leurs parents ». Une ambition qui dépasse largement le simple plaisir de lire. En abordant les non-dits, les maladresses affectives et les héritages émotionnels, Les Gestes invite à regarder autrement les relations familiales.
Il arrive en effet que certaines blessures se transmettent sans intention de nuire. Un parent qui a grandi dans une famille peu démonstrative peut éprouver des difficultés à exprimer sa tendresse, même lorsqu'il aime profondément ses enfants. De la même manière, certaines peurs ou certaines habitudes peuvent se reproduire sans que personne ne cherche réellement à les perpétuer.
C'est précisément cette mécanique qu'Amanda Sthers souhaite explorer. Son regard ne consiste pas à désigner des coupables, mais plutôt à comprendre comment une famille peut sortir de schémas qui ne lui conviennent plus. Une démarche qui donne à son roman une dimension profondément humaine.
Une réflexion sur la famille qui ne date pas d'aujourd'hui
Ceux qui suivent le parcours littéraire d'Amanda Sthers savent que les relations familiales occupent depuis longtemps une place centrale dans son travail. En janvier 2025, lors d'un entretien accordé à la RTBF, l'écrivaine utilisait déjà une formule particulièrement évocatrice : « Chaque famille a une chorégraphie. » Une manière de rappeler que chaque foyer possède ses propres codes, ses rituels et ses façons de communiquer.
Certains membres d'une famille se comprennent sans parler. D'autres ont besoin de longues discussions pour exprimer leurs émotions. Et parfois, les malentendus naissent précisément de ces différences. Cette image de la chorégraphie familiale permet également de comprendre pourquoi il peut être difficile de modifier certains comportements.
Lorsque chacun a appris à jouer un rôle depuis l'enfance, changer ses habitudes demande du temps. En publiant Les Gestes, Amanda Sthers poursuit donc une réflexion ancienne sur les liens qui unissent les générations. Ses confidences récentes ne constituent pas un changement soudain de discours, mais s'inscrivent dans la continuité de ses préoccupations d'autrice.
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Oscar et Léon, les deux fils qu'elle a eus avec Patrick Bruel, au cœur de ses préoccupations
Si Amanda Sthers ne s'exprime pas directement sur les accusations visant Patrick Bruel, elle a toutefois partagé quelques mots sur sa vie personnelle au mois de juin 2026. Sur Instagram, la romancière avait évoqué une période contrastée, marquée par « des moments de joie... mais aussi beaucoup de tristesse... ». Une publication qui avait attiré l'attention dans le contexte de l'affaire concernant son ancien mari. Cependant, l'écrivaine n'avait établi aucun lien explicite entre ses émotions et la procédure judiciaire.
Elle avait surtout tenu à mettre en avant la fierté qu'elle ressent pour ses deux fils, Oscar et Léon. Les deux jeunes hommes, nés de son histoire avec Patrick Bruel, occupent naturellement une place essentielle dans sa vie. Malgré leur séparation, les deux artistes partagent ce lien familial qui les unit durablement à travers leurs enfants.
Dans une période où leur père fait l'objet d'une importante exposition médiatique, la discrétion d'Amanda Sthers apparaît comme une ligne de conduite constante. Plutôt que de commenter publiquement les accusations, elle choisit de poursuivre ses projets professionnels et de préserver la distinction entre son travail d'écrivaine et l'actualité judiciaire de son ex-mari.
Amanda Sthers prend-elle ses distances avec Patrick Bruel ?
La question pourrait se poser à la lecture de certaines de ses déclarations, mais aucun élément ne permet de considérer cet entretien comme une attaque contre Patrick Bruel. L'écrivaine ne cite pas son ancien compagnon, ne revient pas sur leur mariage et ne formule aucun reproche à son encontre.
Les thèmes abordés dans Les Gestes existaient par ailleurs bien avant l'ouverture de la séquence judiciaire actuelle. Ce qui frappe davantage, c'est la cohérence de son discours.
Depuis plusieurs années, Amanda Sthers s'intéresse aux relations familiales, aux difficultés de communication et aux possibilités de reconstruction personnelle. Son travail littéraire repose précisément sur cette capacité à observer les comportements humains et à raconter ce qui se joue derrière les apparences. La période actuelle donne forcément une portée différente à ses propos, notamment parce que son nom reste associé à celui du chanteur.
Mais il serait réducteur de ramener chacune de ses confidences à son ancienne histoire d'amour. Amanda Sthers possède sa propre carrière, ses propres engagements artistiques et une œuvre littéraire dont les thèmes dépassent largement sa vie conjugale passée.
Une parole rare qui résonne particulièrement aujourd'hui
À 48 ans, Amanda Sthers continue de construire un parcours personnel et artistique marqué par l'écriture, la création et l'exploration des émotions humaines. Avec Les Gestes, elle rappelle que les histoires familiales ne se résument jamais aux événements les plus visibles. Derrière les apparences se cachent parfois des blessures anciennes, des maladresses, des élans de tendresse et des souvenirs qui façonnent profondément les individus.
Son souhait de mettre fin à certaines répétitions familiales porte ainsi un message plus large : il est possible de comprendre ce que l'on a reçu sans être condamné à le reproduire. Alors que Patrick Bruel reste confronté à une procédure judiciaire dont l'issue n'est pas connue, son ancienne épouse poursuit son chemin sans prendre publiquement position sur les accusations.
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Et c'est peut-être ce qui rend ses confidences aussi remarquées aujourd'hui : elles parlent de transmission, de silence et de réparation, trois thèmes qui prennent une résonance particulière dans le contexte actuel, sans pour autant constituer un commentaire sur l'affaire. Pour Amanda Sthers, une chose semble essentielle : comprendre les histoires du passé pour permettre aux générations suivantes d'écrire les leurs différemment.
































