Famille

J'ai fait un déni de grossesse

11 juillet 2017 - 10 : 31
par Laura

Comme le dit le titre, j'ai fait un déni de grossesse. Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que j'ai pu ressentir ? Doucement jeune fille, les réponses arrivent !

c'est quoi Un déni de grossesse ?

D'abord, et c'est bon à savoir, le déni de grossesse n'est pas officiellement reconnu par le monde médical. Deux jours après avoir fait un test de grossesse, j'ai vu ma gynéco et quand je lui ai dit « je pense faire un déni de grossesse », elle m'a regardée de travers pendant toute la consultation. C'est seulement au moment de l'écho qu'elle a vu le stade de la grossesse : j'étais à sept mois et demi, mais je n'avais pas un ventre proéminent ! Je me suis alors permis un petit sourire en coin, l'air de dire « je vous l'avais dit ! » :D

Un déni de grossesse, donc, c'est quand tu es enceinte mais que ton cerveau n'accepte pas la grossesse, et que ton corps n'en porte donc aucune trace. Pour ma part, pas de ventre ou très peu, toujours mes règles jusqu'au mois de mai (ce qui donc faisait six mois et demi) (arrêt que j'avais attribué au stress des exams, vu que ça m'était déjà arrivé), aucune nausées à déplorer (à part au Nouvel An, après une dizaine de verres en trop ah ah). La seule chose qui aurait pu me mettre sur la voie, c'est le mal de dos, mais comment savoir qu'un mal de dos est dû à une grossesse et pas au matelas du lit ? Dur dur, oui !

Lire aussi : 12 choses étonnantes que vous ne saviez sûrement pas sur la grossesse

Quel a été mon ressenti ?

Sur le coup, l'Homme et moi on a été très flippés. Après le test de grossesse, on s'est immédiatement dit que je devais avorter, c'était pas dans nos plans pour tout de suite, je n'avais même pas les résultats du BTS (auquel j'ai été admise, d'ailleurs, ouf !), bref on n’était pas prêts.

Et puis, le lendemain, mon ventre ressortait assez pour passer pour un ventre de quatre mois, l'avortement était donc d'ores et déjà impossible en France, on a donc pensé à partir à l'étranger pour que j'avorte. On a aussi pensé à ce que j'aille jusqu'à la fin de la grossesse, et qu'on l'abandonne à la naissance. Oui, c'est triste, mais dans nos têtes, ce n'était pas possible qu'on ait un enfant à ce moment-là.

Sauf qu'après la visite chez la gynéco, c'était là aussi mort. Pour l'avortement, cela faisait sept mois et demi, soit un mois et demi en trop pour les pays offrant le plus long des délais. Et l'abandon, autant ne pas y penser, j'avais vu mon bébé, je ne pouvais même plus penser à l'abandonner sans pleurer.

On a été assez rapides à décider qu'on le garderait, peut-être parce qu'inconsciemment, on ne souhaitait pas l'abandonner. Je suis sortie de la consultation à 12h30, à 12h45 on prévenait nos parents qu'on le gardait, qu'ils allaient être grands-parents. Ma mère a pleuré, mon père a appelé tous ses amis, ma belle-mère a poussé un soupir de soulagement, et mon beau-père est sorti de son mutisme post-annonce.

Lire aussi : Ces jumelles sont nées en se tenant la main et 2 ans après, elles sont vraiment inséparables !

Et maintenant ?

Maintenant, on attend notre Alien (surnom hérité après la première soirée à faire des galipettes dans mon ventre) avec impatience ! D'abord, parce que la fin de la grossesse est, avouons-le, plutôt douloureuse pour ma part, mais aussi parce que le Papa et moi, on est hyper pressés de le serrer dans nos bras ! On va former une famille, c'est assez excitant comme aventure !

Bien sûr, j'ai la chance d'avoir un Chéri sur qui je peux compter, ce qui n'est pas le cas de toutes les femmes qui font des dénis de grossesse. Il a accepté ma décision de garder le bébé, peut-être parce que lui-même ne se voyait pas me demander de l'abandonner. On a aussi du soutien de la part des parents (financier surtout, la situation n'étant pas la meilleure pour le moment) et j'ai obtenu mon BTS (donc je peux bosser « quand je veux », même si je compte m'occuper de bébé quelques mois avant de bosser, quand même).

En attendant, dès que j'aurais accouché, je ferai un test de grossesse toutes les semaines ! Même avec un stérilet, on n'est jamais trop prudents. Je prenais la pilule, en cinq ans je ne l'ai jamais oubliée, et pourtant c'est arrivé donc autant se prémunir au cas où ;)

L'accouchement est prévu au maximum le 4 septembre, nous tiendrons notre enfant dans nos bras dans moins d’une semaine, souhaitez-moi bonne chance !

Lire aussi : Les illustrations de cette maman sur les désagréments de la grossesse sont pleines d'humour (et très vraies !)

Epilogue

Depuis le récit très touchant de son déni de grossesse et de cette aventure incroyable qui l'a plongée dans la grossesse et la maternité en seulement quelques jours, Miss K. nous a écrit. Son beau bébé est né en très bonne santé, l'accouchement s'est bien passé, et les 2 parents étaient heureux comme tout de pouvoir tenir leur fils dans leurs bras. Les grands-parents ont été gagas tout de suite, et les ont beaucoup aidés pendant les mois qui ont suivi la naissance du bébé.

La jeune maman a par la suite pris un congé parental pour s'occuper de son bébé, et avait réussi à décrocher un poste en apprentissage, pour pouvoir continuer ses études en préparant une Licence et, pourquoi pas, un Master par la suite. Le couple de jeunes parents étaient sur le point de quitter leur petit studio pour un appartement plus grand. Une jolie histoire qui aurait pu être difficile, et qui s'est très bien terminée grâce aux liens forts de ce couple.

Article rédigé par Le journal de Miss K. Epilogue et mise à jour de l'article par Laura.

Ajouter les points
15
Points
Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !