Famille

Quand on a décidé de ne pas le dire

08 avril 2016 - 10 : 49

Ca, c’est fait comme qui dirait… Numéro deux est en route et devrait arriver mi-août ! Cela fait donc douze semaines que je tiens ma langue.

Bon OK. Pas douze. Huit. Les premières semaines ne comptent pas vu que les deux premières, je n’étais même pas enceinte et que les deux suivantes, je n’étais pas au courant (normal vous allez me dire).

Bref, huit semaines que Gros Bout et moi, nous tenons notre langue, alors que clairement, on avait bien envie d’annoncer la bonne nouvelle à notre entourage. Mais finalement, on a décidé de faire comme pour Petit Bout : on a attendu l’écho des douze semaines pour avoir confirmation que tout allait bien et donc annoncer la bonne nouvelle sans avoir peur de devoir en annoncer une mauvaise quelques semaines plus tard… superstition quand tu nous tiens…

Surtout qu’ici en Angleterre, le suivi est assez succinct (je reviendrai là-dessus sur un autre billet, ça peut servir aux mamans expatriées en Angleterre) : un rendez-vous avec le généraliste pour qu’on vous rentre dans le système et qu’on vous réfère à un hôpital, un rendez-vous à l’hôpital pour le passé médical et quelques examens sanguins, puis enfin l’écho, tant attendue, qui confirmera que un, on a bien un bébé dans le ventre (voire plus), que deux, tout va bien (ou pas).

Oui, avant ça, il n’y a que notre test de grossesse qui nous dit qu’on est bien enceinte. Donc autant en faire plusieurs…

Bref, ces huit dernières semaines ont été très longues. A croire que le temps s’est arrêté. Déjà, on a envie de savoir que tout va bien et on égraine les jours jusqu’au jour de l’écho. Mais surtout, on doit faire attention. Je m’explique.

Depuis que nous avons appris la bonne nouvelle début décembre, j’ai dû passer un Noël ET un jour de l’an sans manger ni foie gras, ni saumon fumé, ni fromage bien coulant au lait cru comme j’aime, sans boire de champagne ni de vin. Laissez-moi vous dire que la famille, tout ça, c’est bien, mais qu’avec du foie gras et du champagne, c’est quand même vachement plus sympa ! Mais bon, c’est pour la bonne cause comme on dit.

Je m’étais d’ailleurs dit à l’issue de la première grossesse que je ferai beaucoup moins attention à mon alimentation pour la deuxième. Et puis finalement, non. Je fais tout aussi attention. Parce que ce serait tellement dommage qu’il arrive quelque chose pour une malheureuse tranche de foie gras ou une cuiller de Mont d’Or…

Et en plus de faire gaffe, il faut se cacher : j’ai même dû faire semblant de picoler (sinon, on nous aurait grillé tout de suite), de fumer (itou), d’avoir la pêche en soirée alors que je n’avais qu’une seule envie sur le coup de 22h00 : aller me coucher.

Je crois que si c’était à refaire, je l’annoncerais, au moins à quelques personnes proches que nous voyons souvent… Parce que finalement, ça ne change pas grand-chose. Au pire, on annoncera une mauvaise nouvelle par la suite… et on pourra partager nos malheurs avec eux.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Vous seriez plutôt du genre à appeler toute la planète suite au premier test de grossesse positif ou à attendre la fin du premier trimestre ?

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Le Monde de Petit Bout
Je suis Francaise, j'ai 2 enfants et j’habite à Londres depuis presque dix ans. J’adore Londres, mais parfois la France me manque. Donc comme beaucoup de mes amis expatriés, ma vie est faite de combinaisons franco-anglaises, que je souhaitais partager.