Lifestyle

Vis ma vie de… nomade des temps modernes

14 mars 2016 - 12 : 28
par Mikisactu

Nous avons débarqué en Nouvelle-Zélande il y a quelques mois avec l’idée de voyager en van pendant un an pour profiter au maximum des paysages et des opportunités de ce pays.

Notre compagnon de route trouvé, nous voici sur les routes et les gravel roads (chemins de graviers) locaux. Après plusieurs semaines à bord de notre van (dont on cherche encore le nom, a vot’ bon cœur !), je peux le dire : on vit à la mode nomade.

Et ce n’est pas pour me déplaire, même s’il n’y a pas que des avantages !

Les inconvénients d’avoir une maison sur roue

Autant attaquer de but en blanc, pour une nomade des temps modernes équipée comme le dernier geek du coin (ordinateur, téléphone, caméras, appareils photo…), le plus gros manque est l’électricité ! Eh oui ! Il faut savoir ruser et se raisonner pour ne pas vider la batterie de mes appareils en moins d’une demi-journée : on ne peut que les recharger qu’un à un…

Le transformateur de courant tourne à plein régime dès que le moteur est allumé, mais même comme ça, il faut savoir faire des concessions : « bon alors, si on recharge ton ordinateur à l’aller, on branche mon appareil photo au retour ! ».

Autre gros manque pour la « geekette » que je suis : Internet ! Déjà, la Nouvelle-Zélande est ravitaillée par les corbeaux de ce point de vue-là. Mais alors, quand vos trois gigas d’Internet chèrement payés se vident à vitesse grand V, c’est la dépression assurée ! Finis les vidéos de chats sur YouTube, les blablas jusqu’à pas d’heure sur Facebook ou le rafraîchissement de boîte mail toutes les cinq minutes. Maintenant, Internet ne sert qu’à l’essentiel : publier nos articles et vérifier nos mails deux ou trois fois par jour. Pour le reste, on attend de trouver un spot de wifi gratuit dans une librairie où l’on accède aussi à l’électricité en bonus. Combo gagnant !

Mis à part le côté technologique-pas-pratique du truc, disons-le tel quel : vivre dans un van à deux, ça demande un minimum d’organisation et de sacrifice. L’eau, une denrée rare par nature, l’est encore plus dans un van. 25 litres pour faire la vaisselle et se doucher, ça s’écoule vite ! Bon, on l’avoue, on fait l’impasse sur la toilette quotidienne même s’il y a des douches publiques, où l’eau chaude est souvent en option. Mais qu’on se le dise, une douche froide, prise à l’extérieur, c’est marrant une fois, en été. Ça l’est beaucoup moins le matin, en automne !

Bien que notre van soit spacieux pour sa catégorie, il n’en reste pas moins exigu : l’espace qui nous sert de salle à manger est aussi notre chambre et notre bureau. D’ailleurs, on s’assoie sur la banquette qui nous sert en même temps de dressing et de garde-manger. Ce grand fourre-tout, où l’on passe une bonne partie de nos soirées, est donc un endroit plein de vie et de passage… À tel point que le petit couloir qui mène de la chambre-salon-salle-à-manger vers la cuisine-placard-salle-de-bain est souvent d’une propreté douteuse, malgré notre coup de balai bi-quotidien. Une expérience à déconseiller aux maniaques profonds !

Ceci dit, le van a aussi des (gros) avantages

Mais tout cela est rendu parfaitement supportable par plein d’autres contreparties. Déjà, l’avantage d’un van « self-contained » (c’est à dire autonome pour gérer ses eaux propres et sales), c’est qu’on peut dormir PARTOUT ! En bord de mer, de lac, en pleine cambrousse, au milieu de nulle part… Personne ne peut nous embêter. Nous ne sommes pas obligés d’aller de camping en camping ou d’enfreindre les lois locales. Ce qui donne que certains matins, on peut se réveiller en face de ça… et ça n’a pas de prix !

nouvelle-zelande-vis-ma-vis-de-nomade

De plus, avoir sa maison partout avec soi, c’est aussi avoir toutes ses affaires à portée de main ! Vous allez quelque part, et vous avez oublié un truc ultra important chez vous ? Ah c’est ballot, vous y penserez demain. Mais pour nous, pas de souci, not’ chez nous est seulement à quelques mètres, garé sur un parking ! Très pratique quand on est un peu tête en l’air…

Par ailleurs, le van est quand même très bien aménagé. Il est possible de mettre le lit en place, de faire à manger (et pas trop mal en plus !), de se laver et tutti quanti sans mettre son nez dehors ! Et ça, en Nouvelle-Zélande, pays où il pleut plus que dans ma Bretagne natale, c’est un sacré luxe !

Enfin, comme vous le savez, nous voyageons en couple. Je peux vous garantir et certifier que si votre couple résiste à un an de van, il saura traverser toutes les futures tempêtes ! Vivre à deux dans un si petit espace (bien que la journée nous soyons dehors) occasionne souvent des remises à plat de tout, et pour tout. Il faut supporter que l’autre ne soit pas aussi maniaque que vous ou que vous bougiez plus que lui, s’il est coincé sur la banquette, derrière la table que vous venez d’installer.

Bref, d’une manière générale, la vie de nomades nous va plutôt bien et c’est une expérience que je recommande particulièrement à ceux qui ont le goût de l’aventure… et qui n’ont pas peur de manquer de courant !

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Mikisactu
Breizh-Zelande c'est un voyage au bout du monde à la découverte de la Nouvelle-Zélande !