Nicolas Sarkozy, habitué à analyser la politique française avec un certain aplomb, pensait avoir vu juste. Pour lui, Emmanuel Macron se dirigerait inévitablement vers une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale.

La situation parlementaire, issue des législatives anticipées de 2024, rendait selon lui ce choix obligatoire. Mais plusieurs mois plus tard, le scénario annoncé comme « évident » s’est complètement évaporé.
Cette erreur d’appréciation étonne d’autant plus que l’ancien président se revendique comme un fin observateur de la vie politique. Pourtant, sur ce coup-là, Emmanuel Macron a contredit tous ses pronostics. Aucun signe n’a montré que la dissolution était dans les plans de l’exécutif. Au contraire, le chef de l’État a choisi la voie de la continuité, préférant naviguer dans un rapport de forces délicat plutôt que de provoquer une crise institutionnelle.
Dans son analyse initiale, Nicolas Sarkozy prévoyait également que le vote de confiance voulu par François Bayrou tournerait à la catastrophe. Il parlait même de « suicide politique ». Pourtant, cette initiative n’a pas déstabilisé le gouvernement, bien au contraire : elle a permis de clarifier le soutien des forces politiques sans créer la crise annoncée.
Les Républicains, que Sarkozy craignait de voir se perdre dans un brouillard stratégique, ont eux aussi résisté aux difficultés, poursuivant leur ligne avec constance.
Bilan : Nicolas Sarkozy pensait tenir un scénario politique imparable. Les faits lui ont prouvé le contraire. Une démonstration supplémentaire que, en politique, même les plus expérimentés peuvent se tromper… parfois spectaculairement.
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