Famille

Ces exs parasitaires

18 février 2013 - 19 : 55

« Vous me reconnaissez ? C’est moiii, le champignon ! Je m’incruste sous vos ongles et je m’installe. Avec mes copains, nous gagnons du terrain, et pas facile de nous déloger ! »


 

N’aie pas peur, je ne vais pas faire étalage de mes problèmes de champignons aux pieds ! Mais cette pub peu ragoûtante n’est pas sans me rappeler la situation à laquelle mon copain et moi sommes confrontés depuis que nous sommes ensemble.


 

J’ai un passé amoureux pour le moins encombrant, au grand dam de mon copain, qui est assez jaloux.  Mais concernant mes exs, je dois bien avouer que la plupart du temps, je le comprends. Je suis abonnée aux exs boomerangs, ceux qui te reviennent en pleine face alors que tu les croyais loin, ceux qui ressurgissent sans crier gare alors que tu ne demandes qu’à les oublier.


 

La première fois que j’ai amené mon copain chez moi, je l’ai mis dans le bain illico, en lui expliquant le pourquoi du magnifique pochoir à la peinture qui orne les pavés devant mon immeuble. Pour te donner une idée… tu vas chez Tati ou chez la Farfouine (ça existe encore ?), tu prends un pochoir en forme de cœur, quelques pochoirs en forme de lettres, des bombes de peinture bon marché, et PAF ! Ca fait pas des Chocapics, mais ça donne l’immonde pochoir qui trône devant chez moi depuis plus de 9 mois et qui a résisté à la pluie, à la neige et aux piétons. En gros, ça donne un « Je t’aime » sur fond de cœur sanguinolent. En découvrant ça, j’ai d’abord cru à l’œuvre d’un admirateur secret de 14 ans. Mais que nenni ! Je le dois à un ex d’un certain âge, ou d’un âge certain, c’est toi qui vois. Mais comme je suis bien élevée, je tairai le chiffre exact, puisqu’il semblait légèrement complexé par la question. Un ex avec qui je n’ai quasiment rien partagé, avec qui, avouons-le, je me suis très mal comportée, mais qui, pour une raison qui m’échappe, s’est accroché à moi comme une sangsue pendant des mois, et a tenu à me laisser ce souvenir plus-dégoulinant-tu-meurs. Ou plutôt CES souvenirs, puisqu’il a cru bon de profaner de ces mêmes pochoirs tous les lieux qu’il savait que je fréquentais. Jusqu’à l’entrée de mon boulot de l’époque. Non mais allooo ! Oui, c’est l’expression qui me vient spontanément à l’esprit quand je pense à lui – c’est-à-dire chaque fois que je passe la porte de mon immeuble, bien malgré moi, je te prie de le croire. Mais tu l’as peut-être déjà remarqué si tu as lu le récit de mon épopée sentimentale de 2012. Dans laquelle j’ai en fait balancé son âge, je viens de m’en rendre compte. Ok, je ne suis peut-être pas si bien élevée que ça. En tous cas, si tu habites le 16e ou le 17e arrondissement, il est possible que tu sois déjà tombée sur l’un de ces pochoirs.


 

Mais ce n’était qu’un avant-goût de ce qui nous attendait mon copain et moi. Ensuite, il y a eu mon ex-patron, précédemment évoqué lui aussi. Qui n’est pas un ex à proprement parler puisque nous n’avons pas entretenu de vraie relation. Mais qui, après la fin de mon contrat d’alternance, a continué à me relancer régulièrement par textos, histoire de me revoir. Inutile de te dire que tout ceci n’était pas du tout du goût de mon copain. Mais alors pas DU TOUT !


 

Et puis récemment, il y a aussi eu le retour du come-back de mon ex borderline. D’abord cet été, par téléphone. Si je résume, ça a donné à peu près ça :


« Salut, c’est moi, on s’est pas vus depuis 2 mois, probablement parce que je t’ai rayée de ma vie du jour au lendemain sans même prendre la peine de te dire que je te larguais, et que par conséquent, tu as dû te larguer toute seule. Mais comprends-moi, c’était plus commode pour moi que de t’annoncer la nouvelle en face, ou de répondre à tes appels et à tes textos désespérés. Je t’appelle parce que j’ai quitté mon boulot sur un coup de tête suite à notre rupture, que je me suis brouillé avec ma coloc’, et que depuis, je vis dans la rue. Du coup, j’hésite à me suicider là tout de suite maintenant, alors je me suis dit que ce serait cool de t’appeler et de te foutre un petit coup de pression en te faisant part de mes hésitations, et aussi du fait que je t’aime encore ».


 

J’ai certes pris un léger raccourci, mais je t’assure qu’en substance, c’était ça. J’ai réussi à gérer la crise à distance, en lui faisant comprendre que nous deux c’était mort et enterré, mais en jouant tout de même les oreilles compatissantes, parce que je ne suis pas un monstre, et que je lui ai pardonné.


 

Et puis cette histoire a semblé se tasser. Mais non, ça aurait été trop simple. Il est réapparu le mois dernier, directement chez moi cette fois, me prenant totalement au dépourvu. Le fourbe m’ayant arrachée à une sieste, j’étais en pyjama, le cheveu hirsute, et tellement  engourdie de sommeil que dans un premier temps, je ne l’ai même pas reconnu en ouvrant la porte. Heureusement pour lui / pour moi / pour mon copain (aucune mention inutile), j’étais seule. Mon premier réflexe a été de trouver un moyen de l’éloigner de mon appartement, parce que je n’avais pas la moindre envie de me retrouver seule chez moi avec lui. Lui dire de foutre le camp était certes une option possible, mais ça ne m’a tout simplement pas traversé l’esprit. Je suis en effet une victime régulière du syndrome Trop-bonne-trop-conne. Et dans ce cas précis, il m’aurait été impossible de me montrer méchante, parce que malgré ce qu’il m’a fait, je sais que son comportement est en partie lié au fait qu’il est cliniquement malade, et que de ce fait, il ne contrôle pas tout. Ainsi, tout ce que j’ai trouvé pour l’éloigner une fois la surprise passée, c’est de lui proposer d’aller boire un verre pour qu’il m’explique pourquoi il débarquait chez moi comme un cheveu sur la soupe. En gros, pour rien. Il avait envie de me voir, alors il est venu, sans penser aux conséquences éventuelles sur ma vie à moi.


 

Bien sûr, il ne voulait pas semer la zizanie dans mon couple. Oui, mais alors pourquoi a-t-il cru bon de dessiner un cœur sur ma porte, qu’évidemment je n’ai pas remarqué sur le moment ? C’est mon copain, qui en arrivant le lendemain, l’a repéré et m’a mis le nez dessus. « C’est QUOI ce cœur sur ta porte ? ». Heureusement, j’ai pour habitude de jouer la carte de la transparence, et je l’avais déjà mis au courant de la petite visite surprise de mon ex. N’empêche, sa colère a mis pas moins de trois jours à redescendre. Et j’en paye encore les conséquences en ce moment. Depuis cette histoire, il est à fleur de peau, et de ce fait, encore plus jaloux qu’avant, et il se méfie de tout le monde. De mon kiné, de mes potes masculins, etc.


 

Et puis il y a quelques jours, en allant faire une course rapide (mal coiffée et habillée à la va-vite, évidemment, c’est toujours comme ça), je suis de nouveau tombée sur cet ex, près de ma bouche de métro, qui sortait d’un entretien d’embauche, passé juste à côté de chez moi.


 

Dear past, could you please stop tapping me on the shoulders? I don’t want to look back.


 

Article rédigé par Octopus.


 
 

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