Claque la porte en partant !

changement Claque la porte en partant !

 

« Après deux ans passés parmi vous, de nouveaux horizons professionnels s’ouvrent à moi ». Trop classique, trop plat. « Hey la team ! Je vous ai kiffé mais je vous quitte… » Trop bad girl, trop djeuns. « Votre attention s’il vous plaît, vous êtes priés de vous rendre dans les plus brefs délais au bureau situé côté gauche et côté couloir de l’open space, loin des fenêtres, pour me dire au revoir. » Trop provoc, trop je vous nargue. Mais trop génial de brouillonner ce mail dans ses pensées à 8h40, dans le train. Un client vous flingue par téléphone ? Pas de souci, l’aigri ! Petite lutte de pouvoir entre les cheffaillons du service ? À la baston, cheftons ! Une commerciale parle de plus en plus fort ? Vas-y, crie ta vie ! Plus rien n’a d’importance lorsque dans quelques mois, on ne sera plus là. Ce qui a lieu dans la boîte ne ressemble plus qu’à une pièce de théâtre, de celle où les acteurs reçoivent à la fin un jet de tomates. Savourer en silence un départ que tout le monde ignore encore. Puis claquer sa dem’, d’un coup sec, sourire aux lèvres.

 

Dans l’ordre. Échange d’égale à égale avec N+1, chef-copine, sur le ton de la confidence. Pyjama party en salle de réunion. Les insatisfactions professionnelles jusque-là non prononcées sont formulées. Avec N+2, attitude voilà le deal. Elle avale sa salive, étonnée. Surprise party en bureau privé. Quels motifs ? Quels gains ? Elle s’incline presque devant l’argument du travailler plus pour gagner moins. Ailleurs, il paraît que parfois, l’herbe est verte, pas jaune. Puis les autres. La collègue juste à côté, le commercial d’en face, l’amuseur de galerie, celui à qui on demande toujours un « petit renseignement, je te remercie, je t’en prie », les « surcollègues », ceux qui connaissent un tout petit bout de notre vie. Intérêt, indifférence, envie. Veuillez répondre au questionnaire, évasivement ou précisément, en fonction de l’interlocuteur.

 

Par ici la sortie ! Déjà plus là. Finir ce qui a été commencé, sans y penser. Se projeter dans la nouvelle boîte : tout à gagner, tout à prouver.  Ne plus songer  qu’au neuf. Et subitement, réaliser que le quotidien n’est plus rythmé par ce marathon infernal baptisé « chercher, postuler, attendre, relancer ». Au feutre rouge, cocher la case « trouver un bon job » sur la check-list des objectifs à atteindre.

 

Apprécier l’art d’être sur le départ.

 

Article rédigé par Petite Voix Off

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1 commentaire

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  1. Lise
    Lise 9 septembre, 2012, 23:40

    Sortir du bureau et s’exclamer de joie.
    Recevoir un sms 2 secondes après:
    « je rêve ou c’est la joie de nous quitter qui t’a fait crier comme ça ? »
    Ah les fenêtres sont ouvertes et merde enfin, c’est fini !

    Répondre à Lise

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