Le Lasik c’est fantastique !
Comment se retourner sur tous ces charmants messieurs, ou voir que ces derniers se retournent sur nous, lorsqu’on atteint péniblement les quatre dixièmes avec lunettes ?

Le pire, c’était sous la pluie. Quand je gardais mes lunettes, elles se recouvraient automatiquement de gouttes et je n’y voyais plus. Quand je les enlevais, je n’y voyais plus non plus. Les lentilles ? Je crois que seuls mes chats et mon ophtalmo ne m’ont pas demandé pourquoi je n’en mettais pas, et je les en remercie. Donc je vais vous donner les réponses que je fournissais, inlassablement, aux importuns :
- « Je suis phobique des gouttes, alors me mettre un doigt dans l’œil plusieurs fois par jour, même si l’on me paye, c’est non. »
- « Les lentilles ne corrigent que la myopie, or je suis myope ET astigmate. »
- « Tu ne les aimes pas, mes lunettes ? »

Qu’est-ce que cela pouvait m’agacer… J’avais l’impression que dans l’esprit des gens, porter des lunettes était une tare à éradiquer. S’étaient-ils arrêtés à l’image qu’ils avaient d’Annette de Premiers Baisers, avec ses gros hublots aux couleurs criardes ?
Or, je considère que choisir ses lunettes, c’est comme choisir un jeans. Les visages ronds éviteront les petites montures, les visages carrés préfèreront les montures arrondies afin d’adoucir les traits, les visages ovales et triangulaires peuvent tout se permettre, et les visages fins comme le mien vont au rayon enfants.
Mais, sentant que ma vue était vraiment très basse et qu’à chaque fois que l’on me montrait quelque chose, je répondais toujours la même chose, à savoir « Où ça ? », je me suis dit qu’il y avait forcément quelque chose à faire.
Je me suis donc rendue chez mon ophtalmo préféré, et je lui ai demandé si j’étais opérable. Il m’a alors fait passer plusieurs examens (imaginez les lignes qui suivent avec la musique de Mario Bros ou de Tetris) :
- Niveau 1 : Contrôle de la stabilité de la myopie. YOU WIN.
- Niveau 2 : Épaisseur de la cornée. La mienne est suffisamment épaisse. YOU WIN
- Niveau 3 : Examen du fond de l’œil. Aucun problème. YOU WIN.
Bon, ils ont juste été deux à me tenir pour cette étape, mais heureusement, c’est assez rapide, et l’ophtalmo me racontait des blagues (sauf qu’avec les yeux pris dans une espèce de gros tube, j’avais du mal à les plisser en riant).
J’ai ensuite pris un rendez-vous supplémentaire afin de parler de l’opération, ce qui me laissait le temps de réfléchir à d’éventuelles questions. Lors de ce rendez-vous, l’ophtalmo m’a expliqué comment se passait l’opération, le coût, le remboursement, les soins préopératoires et les soins postopératoires…
Il a répondu à toutes mes questions, sans se moquer. Avec le recul, j’admets que « Comment ça se passe si j’ai envie d’éternuer en pleine opération ? » ou « Juste après l’opération, j’enferme mon chat dehors ou je peux continuer à le chouchouter ? » n’étaient pas des questions qu’il entendait à chaque rendez-vous. Au sujet d’une éventuelle envie d’éternuer, il m’a même prescrit des granules afin de prévenir du rhume et des allergies diverses.
Nous avons convenu d’une date, le 19 avril 2011. Je me suis fait un calendrier du compte à rebours, tellement j’étais excitée. Le pire restait le mois de mars à traverser, un mois que je trouve bien trop long et bien trop froid. Un mois que j’ai passé à espérer ne pas attraper de rhume, d’angine, de rhino ou de trachéite, ce qui m’obligerait à repousser l’opération. Il n’en était pas question !
Heureusement, nous sommes la veille de l’opération, et aucun signe de faiblesse ne pointe le bout de son nez. L’excitation a dû me maintenir en forme. Le traitement préopératoire commence. J’ai des gouttes à mettre trois fois par jour, et un calmant à prendre avant de me coucher.
Mes souvenirs de cette nuit sont assez flous (c’est le cas de le dire), car j’ai très bien dormi. Je me suis même réveillée assez tôt, et je suis hyperexcitée. Tous mes amis sur Facebook, régulièrement mis au courant de mon compte à rebours, voient mon dernier statut avant le départ pour la clinique à Marseille et me souhaitent bon courage.
Une goutte dans chaque œil plus tard, je prépare ma bouteille d’eau, mes lunettes de soleil, mes gouttes, mes comprimés, et ma bonne humeur. C’est l’heure d’y aller.
Mon père m’accompagne. Le rendez-vous à la clinique est à quinze heures, mais nous décidons de partir vers onze heures afin de ne pas être pris par le temps, car il faut compter une heure de route.
Arrivés au parking, je remets des gouttes pendant que mon père me tient, je prends un calmant comme l’ophtalmo me l’a prescrit, et nous partons manger. Afin de ne pas amoindrir les effets du calmant (effets que je ne sens pas beaucoup, cela doit être l’excitation), j’évite de clore le repas sur un café, même décaféiné.
Puis, il est 14h40. Nous trouvons la clinique, nous sommes à l’intérieur du hall d’entrée.
A suivre…
Article rédigé par La Belle Bleue

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3 réponses à Le Lasik c’est fantastique !
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Comme je t’envie d’avoir eu le courage de sauter le pas… Je n’ose pas et pourtant j’atteins à peine les 4 aussi
Ton article tombe à pic, je fais des chalazions à répétition, sûrement causés par les lentilles que je porte depuis 8 ans, et je commence à réfléchir sérieusement à l’opération.. Hâte de lire la suite !
Mais nooooooon pas à suivre. J’AI hâte de lire la suite!!
Va voir ton ophtalmo pour les chalazions
Ce n’est peut-être pas les lentilles. Mais peut-être que le temps que ça guérisse, tu devrais arrêter les lentilles et passer aux lunettes.
Mais si moi, j’ai réussi à sauter le pas, ça signifie que c’est à la portée de tout le monde
Honnêtement, l’opération est vraiment bénigne, et j’étais phobique des gouttes avant. Enfin j’en parlerai mieux dans le prochain billet, je laisse le suspense