Geek

Pourquoi créer son blog

18 mai 2016 - 11 : 58

Au départ, j’étais rien. Enfin si, moi, une tête, deux bras, deux jambes, et un pc. Sans vraiment rien faire de réellement constructif dedans.

Pois tout court

J’ai toujours été bavarde. Depuis toute petite, on m’appelle « La pie » « La Piplette » « Le moulin à paroles » « Tagueule » (je ne suis pas sûre que ce soit réellement un surnom mais on me l’a répété tellement de fois que j’ai préféré le prendre tel quel en fait). Tant qu’on ne m’appelle pas « Clitorine », je le prends bien.

Petit pois

Un jour, une copine m’a parlé d’un blog qu’elle avait. Je savais pas ce que c’était un blog (Genre je croyais que c’était un site où on élevait des lapins dessus), mais OSEF, grande aventureuse, l’Indianette du Web, j’ai copié sur elle, pour dire que j’avais un blog (Dans le doute, je me disais que ça pouvait toujours servir) (Du genre « Non tu peux pas me dénoncer ! J’ai un blog, ça annule tout ! »). Ça date de …. 2004. Je suis une vieille de la vieille et je t’emmerde, mais on peut dire que maintenant, j’ai vu tellement évoluer ce monde dans tous les sens, que je le connais par cœur.

Donc j’ai copié sur elle. J’ai atterri sur une plateforme Lambda, Haut&Fort (Je sais pas si ça existe encore pour tout vous dire) (je suis vieille du web, j’ai moins de neurones, alors chépu c’est tout) (Ou alors j’en ai rien à carrer).

Le truc, c’est que malgré que j’avais plein de choses à dire (j’ai toujours plein de choses à dire), c’est que je savais pas quoi écrire dedans. Infichue d’intégrer une image. J’étais incapable d’imaginer que les gens qui venaient commenter chez moi (Il m’en fallait peu, 2 commentaires et je mouillais toute ma culotte) (et à 4 je vomissais, j’étais contente), venaient de quelque part. Et pire, qu’ils avaient un blog eux aussi. Puis j’étais pas encore sûre de savoir ce que c’était, un blog. A ce moment là, j’ai juste compris qu’il fallait arrêter de chercher les lapins. A l’évidence, il s’agissait de tout autre chose.

Par contre, je me souviens du titre de mon tout premier article : « Le radioréveil ». Alors comme ça, on dirait pas trop, mais je vous jure qu’il était très drôle. (Tout a commencé à Leclerc Limoges, mais si je vous raconte tout depuis le début, on va me sortir de ce site). Bref, j’ai toujours été drôle en fin de compte (Ah ça tu l’as ou tu l’as pas, moi j’y peux rien) (Le Modjo quoi).

Depuis le radioréveil, j’ai écrit tout plein de trucs dedans. Puis un jour, j’en ai eu marre alors je l’ai effacé. D’un coup, comme ça. L’avènement de la pub…. Mon blog devenait tout moche.

Petit pois devient grand : la phase d’intégration

Je suis allée sur la plateforme Wordpress. Et je crois que c’est là que tout a commencé. J’ai fréquenté le forum « VIB », que je sais pas si il existe encore, mais j’ai vachement appris sur l’environnement blogosphérique (Alors si tu prononces ça très vite, ça fait « Beau gosse Sphérique »)(…).

J’ai commencé à vouloir rameuter du monde bordel, parce que bon c’est bien d’écrire, mais quand y’a personne qui te réponds « Tagueule » de l’autre côté, c’est moins drôle. C’est un peu comme faire l’amour avec soi-même, on a tous nos limites (normalement, c’est deux mains). Sur un clavier, c’est pareil, au delà de tes mains, tu veux voir autre chose, parce que ça devient ennuyeux. L’amour quel qu'il soit, il se partage. (Ayé tu pleures ?). Là, tu comprends que bloguer, c’est comme faire l’amour. Tout seul c’est bien, à deux c’est mieux. A plus, je veux pas savoir.

Donc je suis allée commenter chez les autres, je répondais aux commentaires chez moi, j’allais plus chez les autres que chez moi d’ailleurs. Et je publiais tous les jours. (« Oh la OUF » quand j’y repense).

Gros pois : La phase d’incubation

C’est là que j’ai commencé à m’intéresser aux CSS, pour avoir un joli blog. Au sponsoring (Je suis désolée, moi si on me propose 100 euros, je réponds pas en montrant mes fesses, non, j’ouvre mon imper en GRAND)(Viens, viens chercher Bowheur). J’ai voulu modifier mon blog mais j’y suis pas arrivée. On pouvait pas. Je n’étais pas chez moi, donc pas de travaux, sinon il fallait avancer le portefeuille.

C’est là qu’à force de commenter et de répondre aux commentaires, j’ai fait des connaissances, des copines blogueuses. Des gens chouettes. Oui oui, on peut. Alors là, après, j’ai fait chier plein de monde, pour qu’on m’aide à changer mon blog. J’ai eu une première version de mon site actuel, où j’en pigeais pas une bribe. Du CHINOIS. Ou du mandarin. Y’a plus de gens qui le parlent.

L’avènement et la suite logique

Toute blogueuse qui se respecte finit par avoir son hébergement et son nom de domaine (Sinon t’es une fausse). C’est une grande fête, un peu quand on passe de locataire à propriétaire. On fait pas les travaux pour rien, et l’hébergement c’est un peu ton impôt foncier de grande, tu vois ? La fête du string quoi. Tu fais 10 tours dedans, avant de cracher ta joie.

Toute blogueuse qui se respecte, quand elle a son hébergement (faut faire dans l’ordre), finit par mettre les doigts dans la mécanique esthétique de son blog (Oserais-je dire « comme quand on fait l’amour ?) (Oui visiblement), et finit par être capable d’en faire quelque chose de globalement regardable et personnalisable.

La phase : Je suis un papillon

On en est là. Je suis un papillon ouais. Je connais tous les termes barbares relatifs à l’environnement. « Référencement » « Wikio » « sponso », c’est comme les lettres de l’alphabet.

Et je suis pétée de tunes grâce aux sponsos, j’ai arrêté de travailler.
Pleure pas, je déconne.

C’est l’histoire d’une fille qui est devenue blogueuse, parce qu’on l’appelait « Tagueule ». 

Article rédigé par La Fille Ordinaire

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